Aujourd'hui les prud'hommes doivent rendre le délibéré dans mon affaire de licenciement abusif contre France maternité ou les magasins bébé9. Il aura fallu plus de trois ans pour en arrivé la. Trois ans de chômage pour moi, trois ans de renvois de retard et de procédure pour cette justice de proximité pour les travailleurs spoilers par leurs employeurs.
L'arrivé d'un nouveau directeur, Jacques ...on, en 2003 avait sonné mon départ, celui-ci ayant pour objectif et malgré ses émoluments de près de 10.000 euros mensuel indexés, de maintenir la masse salariale au même niveau. Quoi de plus simple alors que de supprimer un ancien et de le remplacer par une marionnette docile. Il lui aura fallu 2 ans, après des menaces, manipulations, négociateur bidon en la personne de Bruno P.....d, à ce que je qualifie de Harcèlement au travail, pour me licencier pour faute.
Licenciement pour faute organisé et décidé par le conseil d'administration, contre les intérêts même des ses membres, les magasins bébé9.
J'ai connu chez France Maternité bébé9 beaucoup de départ plus ou moins volontaire, les plus choquant ont toujours été pour moi ceux des jeunes mamans, eh oui chez bébé9, je citerai celui de Laurence D....t, qui a son retour de maternité vit son poste de responsable marketing tellement en dehors de l'intérêt de la jeune maman qu'elle était devenue, qu'elle fut conduite a négocier son départ.
Je me souviens de Karine G....d, enceinte jusqu'aux yeux, à deux jours de son congé de maternité, qui fut obligé de signer devant mes yeux un CDD à effet rétroactif de 5 mois et 28 jours, mettant ainsi fin a ses droits, elle qui était sans contrat. Plus tard elle me racontra qu'elle avait accepté tant la pression était forte. Je ne m'en étais pas encore rendu compte.
Je pourrais ainsi citer les 4 responsables féminines du marketing que j'ai vu partir, les quatre responsables textiles, féminines aussi, les 4 responsables financiers comptables, et le balai des responsables logistiques dont les noms m'échappent. Cathy, Angélique, Armelle, etc toutes femmes enceintes, toutes mise de coté pour avoir été maman chez France Maternité bebe9.
Je me souviens de Christophe P...o, c'était un bosseur, il voulait du changement, de la rentabilité, il ne savait pas qu'il était assis sur un siège éjectable, car c'est bien ce fauteuil qui a vu le plus de candidats au départ. Christophe P...o a été aux prud'hommes avant moi, je ne l'ai pas soutenu, par pudeur il ne me l'a pas demandé, il a aussi gagné contre France Maternité bébé9.
Aujourd'hui alors que le tribunal des travailleurs va rendre son délibéré dans mon affaire il y a chez France Maternité, en bas, dans un coin, aux oubliettes, Loïc G.......r. Privé de voiture de fonction, obligé de faire la navette de chez lui à Quimper en train, obligé de prendre ses fonctions le lundi matin à 8h30 à Bordeaux, refusant de signer un avenant rétrogradant son contrat de travail. Serat'il le prochain ?
Aujourd'hui comme hier chez France Maternité, bébé9, ce n'est pas la joie, le bonheur que cette enseigne veut faire passer. « Le premier magasin du bonheur » J'ai même pas envie d'en rire.
Benson
image issue du blog du journal le monde (le cimetière des tavailleurs)
